L’état du bâti scolaire est une des revendications majeures des lycéens, qui souhaitent pouvoir étudier dans des établissements qui tiennent debout et dans lesquels il ne fait pas 35°C en période de canicule.
Parmi les travaux indispensables : la prise en compte de la surchauffe des bâtiments et la mise en place de solutions passives telles que les protections solaires, la végétalisation et la gestion de la ventilation et de l’aération. Des réponses complémentaires, efficaces et qui ont fait leurs preuves.
La Fédération française du bâtiment a réagi à ses annonces, saluant le plan de rénovation et proposant que « que ce projet d’ampleur et ambitieux s’accompagne de mesures de simplification fortes et immédiates ». Ainsi, la FFB « demande au gouvernement un cadre spécifique pour accélérer les chantiers, donner de la visibilité aux acteurs et faciliter l’accès aux marchés des artisans et entrepreneurs du bâtiment […] ». Il importe d’avoir des règles de commande publique allégées, des autorisations d’urbanisme délivrées plus rapidement, une trésorerie sécurisée pour les artisans et entrepreneurs par des avances et des délais de paiement accélérés. Une coordination renforcée entre l’État et les collectivités sur chaque territoire sera nécessaire. » Le président Frédéric Carré a déclaré dans un communiqué que « le bâtiment est prêt, nos entreprises sont présentes dans chaque territoire et peuvent intervenir dès les prochaines semaines. Nous voulons que les premiers résultats soient visibles avant la fin de l’année. Cela exige du volontarisme et une simplification immédiate des procédures, faute de quoi la réponse ne sera pas à la hauteur des enjeux. »
Les Régions mitigées
Petit bémol, le mécontentement des Régions, qui ont communiqué via l’association Régions de France qui fédère et représente les régions françaises. « Ce premier geste, dont les Régions prennent acte, aura pour effet de faire diminuer le coût de l’endettement qui atteint pour certaines d’entre elles un niveau élevé de par les politiques régionales volontaristes d’investissements éducatifs, industriels ou de transport qu’elles mènent. Elles sauront en faire bon usage. Mais cette annonce reste hélas très en deçà de leurs attentes. Contracter de nouveaux prêts ne permettra pas dans la durée de préserver la capacité à agir des Régions. Pour répondre aux revendications du mouvement lycéen et étudiant et faire face au mur d’investissements que suppose l’adaptation climatique, des réponses plus ambitieuses sont nécessaires. Les Régions appellent à nouveau solennellement le Gouvernement à modifier le projet de loi de finances pour 2027 qui prévoit de ponctionner les budgets des régions à hauteur d’un milliard d’euros.[…] Les Régions demandent en outre au Gouvernement que les travaux dans les lycées puissent à la fois être éligibles au Fonds Vert et au Fonds de compensation de la TVA (FCTVA). […] »