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On marche sur la tête. De nombreux collègues de la presse généraliste ont indiqué ce matin - avec l’usage du conditionnel - que le gouvernement aurait décidé cet été, entre deux canicules, de diviser par cinq les 60 millions annoncés en juin dernier pour financer les travaux d’aménagement de 12 500 écoles. Au final, ce serait donc seulement 10 millions d’euros pour les 2 500 écoles prioritaires du territoire, sans réalisation de travaux gratuits.

Le projet avait été annoncé en juin dernier par le programme public Actee (Action des collectivités territoriales pour l’éfficacité énergétique), chargé des travaux. Financé par les CEE (Certificats d’économie d’énergie), le programme est piloté par le gouvernement. L’objectif au 26 juin : 60 millions pour installer brasseurs d’air et volets.

Ainsi, le 8 juillet dernier, Actee indiquait dans un communiqué de presse que « Actee et la Banque des Territoires, via son programme Edurénov, annoncent l’ouverture du guichet de leur offre commune, dotée d'une enveloppe de 60 millions d'euros, dans le cadre du plan d’urgence de l’Etat pour l’adaptation climatique des établissements éducatifs d’ici à l’été 2027. »

Suite au revirement du Gouvernement, Guillaume Perrin, directeur général du programme Actee, a réagi jeudi 3 septembre sur France inter : « Nous sommes sur un investissement extrêmement intéressant puisque l’on a une température ressentie à l’intérieur de -7 à -8°C. Quand on est à 34 ou 36, qu’on descend à 27, 28 ou 29, c’est déjà beaucoup plus confortable. […] C’est très frustrant, surtout que c’est de l’argent qui est chez nous et qui n’est pas utilisé. On va perdre un mois, un an, deux ans peut-être dans l’adaptation des écoles alors que l’urgence est maintenant. »

On ne compte plus les records battus, les jours où les écoles ont fermé, les examens réalisés dans des conditions aberrantes. En ce début d’année scolaire, le Sud-Est et le Sud-Ouest sont en alerte canicule. À quel numéro sommes-nous depuis le 21 mai ? Nous avons arrêté de compter. Pas par manque d’intérêt, par fatigue.

Nous ne climatiserons pas toutes les écoles de France. Il FAUT équiper les écoles de solutions passives : elles sont réellement efficaces, moins coûteuses, moins énergivores, plus esthétiques, moins compliquées techniquement. À sept mois du premier tour de l’élection présidentielle, peut-être faudrait-il mettre ce sujet au cœur des débats.