« Il s’agit d’une décision incompréhensible et à contre-sens des ambitions environnementales affichées pour le secteur, regrette la FFB dans un communiqué de presse diffusé à cette occasion. Cette décision privera les ménages modestes d’une rénovation énergétique abordable car sans moyens face au coût excessif d’une rénovation globale de leur logement. Les travaux par étapes s’avèrent le seul chemin possible vers un logement plus économe en énergie. »
Autre constat, cette nouvelle suppression va mettre de nombreux artisans et entrepreneurs en difficulté. « La multiplication des suspensions et les modifications de barèmes et règles de fonctionnement du dispositif résument l’absence totale de stratégie du gouvernement pour accompagner les ménages vers une transition écologique qui s’éloigne jour après jour. »
La Fédération souligne néanmoins certaines évolutions du RGE comme la réduction du nombre d'audits pour les entreprises réalisant peu de chantiers ou la valorisation des acquis de l’expérience, permettant à des entreprises éloignées de la qualification de garder une possibilité d'accès à la rénovation énergétique.
« À force de changer les règles, les gouvernements successifs ont découragé les particuliers, désorganisé les entreprises et toute la filière : les objectifs de la transition énergétique dans le bâtiment ne seront pas atteints. Il faut retrouver du sens ! La FFB demande donc au gouvernement de renoncer à son choix de nouvelle sape de MaPrimeRénov’ et attend de la visibilité, de la stabilité pour une véritable politique de la rénovation de nos logements. En l’état le compte n’y est pas ! », dénonce Frédéric Carré, président de la FFB.