L’Organisation européenne des protections solaires (ES-SO) propose à l’Union européenne d’intégrer l’« Échelle de refroidissement » dans la politique énergétique des bâtiments de l’UE afin d’assurer le confort thermique estival et de prévenir la surchauffe.

Cette échelle, qui son origine dans la physique passive du bâtiment et la conception bioclimatique, a pour objectif de hiérarchiser les mesures à mettre en œuvre :

1. Permettre un environnement frais, via les aménagements urbains et espaces verts.

2. Laisser la chaleur à l’extérieur, grâce aux protections solaires et à l’isolation.

3. Assurer un refroidissement passif avec la ventilation nocturne.

4. Mettre en place un refroidissement actif à l’aide de pompes à chaleur.

Elle offre une approche cohérente pour les futures stratégies de rafraîchissement dans des bâtiments résilients et économes en énergie et s’aligne sur les références de la directive sur la performance énergétique des bâtiments (DPEB)*, qui inscrit la performance des bâtiments dans un cadre plus large incluant l’adaptation au climat, le climat intérieur, ainsi que les mesures passives de chauffage et de refroidissement, les protections solaires, la qualité de l’environnement intérieur et l’effet d’îlot de chaleur urbain.

« L’Échelle de refroidissement n’augmente pas le niveau d’ambition déjà convenu dans la DPEB. Elle fournit plutôt un cadre pratique pour concrétiser cette ambition tout en améliorant les résultats sanitaires, en réduisant le risque de surchauffe et en renforçant la résilience à l’échelle du bâtiment et du système », résume ES-SO dans son document de positon publié en juin dernier.

*Directive (UE) 2024/1275