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Le ministre de la Ville et du Logement prend parti pour la protection solaire et l’adaptation des logements aux défis climatiques face aux interdictions des Architectes des Bâtiments de France, « dans le respect de l’esthétique et du patrimoine ».

Alors que l’examen du projet de loi « Logement » a débuté mardi 7 juillet au Sénat, proposant notamment de donner la main aux maires et aux préfets et non aux Architectes des Bâtiments de France pour accélérer la construction de nouveaux logements, et notamment pour l’installation de volets, le ministre de la Ville et du Logement a posté un long message sur LinkedIn mercredi 8 juillet, estimant que « le vrai débat n’est pas celui que certains voudraient installer entre les amoureux du patrimoine et les bâtisseurs ».

Mettant en avant à la fois la grave et longue crise du logement que connaît le pays et les nouvelles normes climatiques, et rappelant que de nombreux Français vivent dans des bouilloires thermiques, il pose une question maintes fois relayée dans la presse ces dernières années : « Peut-on sérieusement accepter qu’en 2026, des familles se voient encore refuser la pose de volets parce qu’un avis conforme l’interdit, alors même que les autorisations administratives, locales et préfectorales les y autoriseraient, dans le respect de l’esthétique et du patrimoine ? »

Il ajoute donner plus de poids désormais aux maires et aux préfets : « Nous assumons donc de faire confiance aux maires et aux préfets. Ce sont eux qui connaissent les réalités de leurs territoires. Ce sont eux qui rendent des comptes devant les habitants. Ils continueront évidemment à recueillir l’avis des Architectes des Bâtiments de France, mais cet avis ne pourra plus, à lui seul, bloquer des projets d’intérêt local ou empêcher des adaptations indispensables face au changement climatique. »

Le ministre précise que la question n’est pas d’exclure les Architectes des Bâtiments de France, mais de mettre fin au « monopole du veto. Oui à la protection du patrimoine. Oui à la qualité architecturale. Mais oui aussi au logement, oui à l’adaptation au changement climatique et oui à la responsabilité des élus, choisis par leurs citoyens. »

Et de conclure : « La France ne peut pas devenir un musée à ciel ouvert où l’on admire des façades derrière lesquelles personne ne peut plus se loger ni se protéger de la chaleur. Le patrimoine n’a de sens que s’il est vivant. Et un patrimoine vivant, c’est un patrimoine où l’on peut encore habiter, élever ses enfants et vivre dignement. »

« Les maires et les préfets continueront évidemment à recueillir l’avis des Architectes des Bâtiments de France, mais cet avis ne pourra plus, à lui seul, bloquer des projets d’intérêt local ou empêcher des adaptations indispensables face au changement climatique. »