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L’UFME (Union des Fabricants de Menuiseries) a réuni plus de 170 participants lors de son assemblée générale qui s’est tenue le 4 juin dernier au Palais de la Bourse, à Lille (60).

Cet événement a été l’occasion pour Cécile Sanz, vice-présidente, Laurent Demasles, président, et Philippe Macquart, délégué général du syndicat, de présenter les principales actions mises en place pour accompagner les adhérents dans le pilotage de leur entreprise face à un climat géopolitique complexe et qui a une incidence directe sur leur activité. Outre une réflexion sur l’envie de devenir syndicat à mission (voir encadré), pour laquelle les adhérents se sont montrés très majoritairement pour, plusieurs sujets ont été évoqués, avec l’objectif de faciliter le quotidien des professionnels et de défendre leurs intérêts.

Qu’est-ce qu’une société « à mission » ?

L’UFME a émis le souhait de devenir un syndicat à mission, sur le même principe que les sociétés à mission. Le site gouvernemental Service Public Entreprendre explique que « la notion de « société à mission » est une qualité reconnue aux sociétés garantissant le respect d’engagements sociaux et environnementaux. [Elle] se donne pour objectif de contribuer positivement à la société et à l'environnement, via la réalisation d'objectifs qu'elle se fixe.

On peut notamment citer la valorisation, auprès des décideurs publics, du savoir-faire industriel et des atouts des menuiseries (en particulier dans le cadre de la rénovation énergétique), la participation aux évolutions environnementales (refonte de la REP PMCB et la REP Emballages PROfessionnels) ou encore les travaux menés autour du Règlement européen Produits de Construction (RPC). Pour ce dernier, l’UFME a notamment contribué aux actes délégués relatifs aux systèmes d’évaluation et de vérification des performances, à la demande de normalisation et au Passeport Numérique Produit introduit par le RPC 2024 dans le cadre de la Directive européenne Éco-conception.

L’assemblée générale a également permis de rappeler la feuille de route du syndicat pour l’année à venir, que ce soit en termes de recyclage, de formation, de matériau en fin de vie ou encore d’attractivité de la filière porte et fenêtre.

Alors que la refonte de la REP PMCB semble complexe, le syndicat a tenu à rappeler son engagement pour la fin de vie des déchets, à travers la mise en place d’une REP efficace et juste mais aussi avec la charte Fervam, créée en 2021. La Filière Engagée dans le Recyclage et la VAlorisation des Menuiseries anime un réseau d’acteurs qui permet de favoriser la mise en œuvre opérationnelle du recyclage des menuiseries en boucle fermée. Une charte qui réunit aujourd’hui près de 160 signataires officiant dans des activités complémentaires autour de la menuiserie et qui a mené à la création de plus de 500 points de collectes volontaires. Résultat : quatre fois plus de menuiseries en fin de vie recyclées en boucle fermée depuis 2021 via les signataires Fervam, avec une forte accélération depuis le lancement de la REP PMCB.

L’UFME a publié trois fiches techniques dédiées à la REP PMCB afin d’en faciliter la compréhension.

  • La numéro 52 présente les obligations et objectifs réglementaires découlant de la loi AGEC et les responsabilités transférées aux éco-organismes agréés.
  • La numéro 53 détaille les solutions de collecte et de traitement des déchets et met en avant celles qui permettent d’assurer le recyclage en boucle fermée des matières issues des menuiseries en fin de vie.
  • La numéro 56, réservée aux adhérents de l’UFME, précise les règles de fonctionnement des éco-organismes, les particularités induites par le caractère concurrentiel de la REP et les répercussions dans les barèmes d’éco-contributions.