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La journée métier du Groupement Actiday a organisé sa traditionnelle plénière, vouée à présent aux adhérents un discours orignal qui peut s'accorder à la vie en entreprise. Cette année, c'est le philosophe Charles Pépin qui a relevé le défi, avec un discours peu courant : les bienfaits de l'incertitude et de l'échec.

La matinée s’est poursuivie par une plénière animée par Charles Pépin. Le philosophe, écrivain et agrégé de philosophie, a expliqué comment, paradoxalement, l’incertitude facilite la prise de décision, expliquant que « s’il n’y a pas de débat, cela ne s’appelle pas une décision ».

Il explique ainsi que le doute permet d’oser agir, faisant sienne la pensée d’Allain : parfois, le secret de l’action, c’est de s’y mettre, pas forcément de choisir.

« Il faut apprendre à aimer cette incertitude qui nous angoisse. »

Suite logique de son discours, le philosophe a expliqué l’importance de consentir à l’échec, précisant qu’il ne peut pas y avoir de prise de décision profonde sans accepter que cela puisse rater. « Accepter l’échec est libérateur. Ce qui libère, c’est sortir de l’idée que l’échec est un drame. C’est juste une expérience ». D'où le bienfait - même si certains du public étaient septiques sur ce point - d'avoir un plan B. Alors qu'un spectateur lui a demandé si cela ne poussait pas à ne pas donner le meilleur de soi-même, Charles Pépin estime pour sa part que cela permet d'être plus libre et plus audacieux, sans la peur que tout s'écroule si cela ne fonctionne pas.

Sans compter que l'échec apprend à surmonter l'échec... Devant une assemblée amusée, il a livré une anecdote sur le général de Gaule. Contrairement à ce qui est resté dans l’Histoire, l’appel du 18 juin n’a pas été un succès, et peu sont ceux qui l’ont alors suivi. Le rassemblement est venu plus tard. Quelques années après, alors qu’on lui demandait s’il n’avait pas été trop paralysé par cet échec, il aurait répondu : « Non, parce que j’ai l’habitude ». Ce qui lui a permis de ne pas rester abattu et retenter l’appel à la résistance.

« L’échec que l’on rencontre après avoir été audacieux est moins douloureux que l’échec sans audace », a-t-il conclu.

Retrouvez l'épisode 1 sur l’assemblée générale de l’organisation professionnelle, où les chefs de file ont fait un point sur les actions menées ces 12 derniers mois.

À venir demain, l'épisode 3, sur les ateliers formation, technique, réglementaire et digital proposés aux participants de la journée métier.