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La répercussion du conflit au Moyen-Orient sur les matériaux avait déjà été évoquée lors de la conférence de presse trimestrielle du 17 mars de la FFB. La Fédération réagit de nouveau aujourd’hui, en constatant que « depuis plusieurs jours, les artisans et entrepreneurs du bâtiment reçoivent des avertissements de hausse de prix des matériaux ». L’organisation professionnelle précise également que l’Insee révise ses prévisions de croissance en légère baisse.

Bonne nouvelle en revanche, la situation n’a pas encore atteint les difficultés rencontre au début de la guerre en Ukraine, en 2022 et 2023. « Le secteur ne connait pas de pénurie de matériaux. » D’où son incompréhension sur les multiples annonces préventives de hausse des prix de vente des matériaux.

Aussi la FFB s’étonne-t-elle de la multiplication des annonces préventives de hausse des prix de vente des matériaux de bâtiment. « Quelques produits se trouvent directement touchés par la crise, mais de manière limitée et avec des évolutions progressives. »

Ainsi, la Fédération française du bâtiment demande la mise en place d’un observatoire public d’établissement du prix des matériaux de bâtiment. L’objectif : prolonger ce qui se pratique pour certains marchés du BTP, avec des révisions de prix calées sur les index BTP calculées par l’Insee. « Nous en appelons à la responsabilité des acteurs de la filière, a déclaré Olivier Salleron, président de la FFB. Nous demandons également au gouvernement de prendre officiellement position en faveur de marchés publics et privés signés à prix révisables, seule façon de se couvrir avec justesse contre des évolutions de coût difficiles à prévoir. Alors que le secteur amorce une reprise, il est du devoir de tous de ne pas casser cette dynamique. »