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Dans un contexte de renforcement des exigences énergétiques et environnementales, UFME alerte sur certaines pratiques de prescription dans les CCTP. L’organisation observe que plusieurs bureaux d’études adopteraient une approche « simpliste » ou « ultra sécuritaire », en imposant un niveau de performance thermique unique à l’ensemble des menuiseries d’un bâtiment, sans distinction de dimensions ni d’usage.

Cette homogénéisation conduit à exiger des niveaux de Uw identiques pour des ouvrages pourtant différents, comme une grande baie vitrée et une petite fenêtre. Selon l’UFME, ces pratiques peuvent entraîner la mise en œuvre de solutions inadaptées, à la fois plus carbonées et plus coûteuses, mettant en risque l’équilibre technico-économique des projets.

La filière appelle ainsi à privilégier une approche fondée sur le discernement, l’analyse globale du bâti et le dialogue entre bureaux d’études et fabricants.

L’UFME encourage en ce sens une adaptation des exigences thermiques à chaque menuiserie, conformément à la RE2020 ou via des valeurs moyennes issues de produits types et de dimensions de référence. Elle souligne également le rôle de vigilance et de pédagogie de ses adhérents, afin de clarifier les limites de certaines exigences, sécuriser les appels d’offres et prévenir les contentieux.