Le 2 septembre dernier, France Info titrait : « L’été 2025 a été le troisième plus chaud en France depuis le début des mesures en 1900 », selon le bilan présenté par Agnès Pannier- Runacher, alors ministre de la Transition écologique. Il ne fait aucun doute que l’été prochain s’inscrira également parmi les plus chauds. Une réalité qui a poussé le rapport Rivaton à placer le confort d’été en première ligne des préoccupations pour la conception de logements RE2020.
Exigence 2028

Le rapport de Robin Rivaton, directeur général de Stonal, demandé par l’ancienne ministre du logement Valérie Létard, a été remis le 10 juillet dernier. L’objectif : « Engager un travail visant à étudier les impacts sur les modes constructifs, les matériaux constructifs, les matériaux employés, les bénéfices environnementaux et les surcoûts induits […] par le jalon 2028 de la RE 2020. »
Trois ans après l’entrée en vigueur de la réglementation environnementale, le Gouvernement « souhaitait savoir si la trajectoire des jalons 2025, 2028, 2031 est réalisable sans freiner l’accès au logement et quels verrous techniques et économiques subsistent. La mission s’est appuyée sur 62 auditions, les données de l’Observatoire de la Performance Énergétique et Environnementale et de la base INIES ainsi que l’analyse d’une quinzaine d’opérations par des organismes tiers. »
Revoir le calcul du Dh
Ainsi, parmi ses conclusions, Robin Rivaton souligne que le confort d’été doit être une priorité de la RE2020. « Le mot de confort d’été présente un évident problème de nommage. Au-dessus de 26 °C, il n’y a pas de confort d’été mais une impérieuse nécessité de construire des logements capables de résister au changement climatique et notamment au réchauffement ». Dans cette optique, il s’agit bien de trouver un équilibre entre atténuation et adaptation.
« Le mot de confort d’été présente un évident problème de nommage. Au-dessus de 26 °C, il n’y a pas de confort d’été mais une impérieuse nécessité de construire des logements capables de résister au changement climatique et notamment au réchauffement ».
Autre point mis en avant : revoir le calcul du Dh (Degré heure), essentiel au calcul du seuil d’inconfort acceptable par les foyers, qui doit désormais prendre en compte l’accélération du changement climatique ou les scénarios de vie. « Par convention, un logement est réputé inoccupé de 10 h à 18 h quatre jours par semaine, absent le mercredi aprèsmidi et fermé une semaine en décembre ; seules les heures dites d’occupation alimentent le compteur de degrés-heures, les dépassements de température durant l’inoccupation étant ignorés. Or près d’un salarié sur cinq télétravaille désormais en semaine avec une présence moyenne de deux jours à domicile, sans compter les étudiants, retraités et jeunes enfants qui restent au logement pendant les fortes chaleurs. »
- 5 à - 7 °C
Des recommandations qui vont dans le sens des études menées par le Groupement Actibaie sur les protections solaires, l’utilisation de solutions passives comme les stores et les volets permettant de réduire la température jusqu’à 5 °C, voire 7 °C pour les systèmes motorisés.
Le rapport Rivaton est téléchargeable sur le site des ministères de l’Aménagement du territoire et de la Transition écologique.