Le restaurant Le Garage d’Eugène, ouvert à Saint-Lô (50) en 2024, avait inauguré un second établissement à Blain ville (50), en octobre 2025. Cette année, c’est à Beauvoir, au pied du Mont-Saint-Michel, que Richard Leroy, propriétaire, a installé son troisième établissement, dans une bâtisse entièrement rénovée.
Le cadre exceptionnel, face au Mont, classé au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979, imposait de disposer d’une terrasse utilisable en toutes saisons, dans une région connue pour ses pluies et ses coups de vent mais aussi, et de plus en plus, pour ses journées ensoleillées.
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Résistance au vent
Le propriétaire de l’établisse ment s’est tourné vers le pantographe de Socotex, l’équivalent d’une pergola sans pied. Développé en 2023, installé pour la première fois à Trouville sur la terrasse du restaurant Les Vapeurs en 2024, avec un dépôt de modèle en 2025, ce produit est reconnu par les professionnels pour sa résistance au vent - même pour de grandes dimensions -, son esthétique et son utilisation « quatre saisons », primordiale face au dérèglement climatique.
Forte inclinaison possible
Posé début mai par Lesage Montage, le pantographe du Garage d’Eugène, large de 12 m et pouvant aller jusqu’à 5,50 m de pro fondeur, a été équipé de la toile Orchestra Dickson et d’une double motorisation Somfy pour la puissance.
« Nous devions répondre à la fois au critère d’imperméabilité de la toile et aux demandes esthétiques, le propriétaire souhaitant une alternance de coloris spécifiques », explique Déborah Peyrucq, présidente de Socotex. La toile Orchestra Max avait été sélectionnée pour le premier projet des Vapeurs afin de mieux protéger de la pluie, grâce à son traitement déperlant et sa face imperméable, d’autant plus que le store avait très peu de pente. Sur ce projet, la forte inclinaison possible de la toile (la bâtisse étant assez grande pour accrocher le pantographe tout en haut de la dalle de béton) a permis de retenir la toile Orchestra, moins imperméable mais proposant davantage de choix pour les teintes choisies par le client. « Avec la pente, l’eau pourra s’écouler sans stagnation importante », détaille Déborah Peyrucq.
Résultat, le pantographe apporte un aspect guinguette, avec une alternance de bandes écrues et terracotta. La toile est reprise sur le lambrequin lumineux ainsi que des guirlandes lumineuses installées sur les bras et les barres de charge. À noter, les stores loggias mis en place sur l’extérieur du premier étage du restaurant ont été confectionnés avec la même toile et le même travail esthétique.
Store pantographe, store banne, quelle différence ?
La principale différence entre les stores pantographes et les stores bannes réside dans le bras et son fonctionnement. Le bras d’un store banne classique peut être à câble, à sangle ou, dans une moindre mesure, à chaîne pour les produits bas de gamme. À l’inverse, sur le pantographe, les bras sont munis d’un système à ressort. « Les bras se replient par des croisillons qui se referment, et non par un câble ou une sangle qui actionne un mécanisme d’ouverture et de fermeture », explique Déborah Peyrucq. « Tout se trouve dans le système des bras et leur résistance, qui leur permet d’atteindre des profondeurs bien plus importantes. Esthétiquement, c’est ce qui les rend majestueux. » C’est cette résistance accrue qui permet d’installer ce type de produits dans des environnements propices au vent, comme la baie du Mont-Saint-Michel.
Robustesse des bras
Le store est muni d’un système de ressort avec des équerres d’épaisseur importante. Le pantographe (brevet déposé) repose sur un principe de croisillons qui se déplient et se replient. « Les bras se replient de face, permettant d’avoir un store de n’importe quelle largeur, et ce même avec une très grande avancée. Avec des stores basiques, les bras se replient sur les côtés, il est indispensable d’avoir une largeur minimum en cas de grande avancée », détaille Déborah Peyrucq.
La robustesse des bras et des barres de charge intermédiaires permet de se passer de poteaux à l’avant du produit, même en installant des abris en verre sur les côtés, comme c’est le cas au Garage d’Eugène. Avec un store banne classique de classe 2, dont la résistance maximale au vent est de 45 km/h, il serait obligatoire d’installer des poteaux à l’avant pour donner une assise au store, le laisser ouvert en permanence et fer mer les côtés avec des rideaux ou des joues latérales.
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Travail d’orfèvre
Au vu de la hauteur de pose, des dimensions du store et de son poids, la mise en œuvre a été réalisée à l’aide d’une nacelle. D’autant plus que le pantographe ne peut pas être prémonté en usine, contrairement à la plupart des stores qui arrivent prêts à être fixés. « Les bras sont indépendants. Il faut les positionner dans un alignement strict, tant en profondeur qu’en hauteur. Il s’agit d’un véritable travail d’orfèvre. Ce qui n’est pas évident, car les installateurs ne connaissent pas encore bien le produit. »
L’industriel a ainsi mis en place des formations spécifiques. « Elles sont très plébiscitées car la demande pour le store pantographe ne cesse de croître, notamment dans les grandes villes comme Cannes, Bordeaux, Lyon et Paris, ou encore dans les lieux touristiques, à l’image de Trouville et du Mont-Saint-Michel. Et pour que le résultat soit parfait, il faut que l’installateur soit prêt à savoir poser ce type de produits. »