Paris Builders Show a réuni près de 2 000 exposants et 120 000 participants à Paris Expo Porte de Versailles, du 28 septembre au 1er octobre dernier.

L’édition 2026 s’est déroulée dans un contexte particulièrement difficile pour le secteur de la construction, marqué par le recul de l’activité, la contraction du tissu artisanal, une pression accrue sur les entreprises, les tensions géopolitiques et la hausse des coûts de déplacement. Malgré ces contraintes, la mobilisation est restée proche de celle enregistrée en 2024.

Cette première édition sous l’identité Paris Builders Show traduit une évolution assumée du modèle du salon, fondée sur un ciblage renforcé des visiteurs par les exposants, la préparation des rencontres professionnelles, une ouverture internationale accrue et une programmation davantage tournée vers le développement commercial et les enjeux stratégiques du secteur.

Volumes de leads élevés

Placée sous la signature « Le bâtiment en mouvement », cette édition s’est articulée autour de trois axes : repenser le bâtiment, restaurer l’existant et réinventer les espaces. Cette approche transversale s’est appuyée sur la complémentarité des salons Batimat, Interclima et Idéobain, ainsi que du forum Rénodays. Ensemble, ces événements ont abordé les transformations du bâtiment sous l’angle des matériaux, des équipements, des techniques, des usages et des nouveaux modèles de rénovation.

Cette dynamique s’inscrit toutefois dans un contexte de contraction du marché, qui se traduit notamment par une diminution du nombre d’entreprises en activité. Les artisans, qui constituent historiquement l’une des principales communautés de visiteurs du salon, sont particulièrement concernés par cette évolution. Parallèlement, la pression qui pèse sur leur activité renforce, pour nombre d’entre eux, la nécessité de rester mobilisés sur les chantiers.

Malgré ces difficultés, plusieurs exposants ont fait état, à l’issue du salon, de résultats commerciaux encourageants, caractérisés par des volumes de leads élevés, l’acquisition de nouveaux contacts, l’engagement de projets et l’initiation de partenariats. Cette dynamique se prolonge dans la préparation de l’édition 2028 : plusieurs acteurs majeurs du marché ont déjà confirmé leur participation, quelques jours seulement après la clôture du salon.

Le bâtiment au cœur du débat présidentiel

Autre temps fort de cette édition, le Grand Oral de Paris Builders Show a réuni Jean-Luc Mélenchon, Gabriel Attal, Marine Le Pen et Bruno Retailleau. Face aux représentants de la FFB, de la Capeb et d’Uniclima, les intervenants ont été amenés à répondre aux principales préoccupations de la filière : crise du logement, relance de la construction, rénovation énergétique, décarbonation, adaptation au changement climatique, compétitivité, souveraineté industrielle et attractivité des métiers.

En plaçant ainsi les enjeux du bâtiment au cœur du débat présidentiel, Paris Builders Show affirme une nouvelle dimension de son rôle. Au-delà de son statut de rendez-vous économique et professionnel de référence pour le secteur, le salon entend également constituer un espace d’expression collective, permettant à la filière de faire entendre sa voix auprès des décideurs politiques.

Enfin, Paris Builders Show a proposé plus de 400 conférences consacrées aux transformations du bâtiment et aux perspectives d’évolution du secteur. La surchauffe des bâtiments, l’intelligence artificielle, la construction hors site, la décarbonation, la rénovation, la qualité de l’air, les données, la sobriété, l’évolution des usages et la productivité ont ainsi été au cœur des échanges, réunissant industriels, experts, chercheurs, architectes et organisations professionnelles.